Parce qu'Internet est omniprésent , il semble plus qu'intéressant d'en discuter avec vous.
Internet est le réseau informatique mondial qui relie tous les ordinateurs ; il a toujours été un lieu de collaboration (c'est ainsi qu'il s'est construit).
Dans les années 90 apparaît le Web : les pages web, et le navigateur qui permet de les parcourir. Dans l'esprit de son fondateur, Tim Berners Lee, le web devait être un espace : 1) d'accès universel - 2) collaboratif.
Depuis quelques années, on observe que le web est beaucoup plus facile à utiliser : par exemple tout le monde (c'est à dire : plus uniquement les "informaticiens"), peut désormais créer un site web très facilement, et partager en ligne des contenus de toutes natures : textes, photos, vidéos, musique, etc.
C'est donc un web participatif dont il s'agit désormais. Il a été re-baptisé pour l'occasion en 2005 : "web 2.0" ; ce qui est aussi un concept marketing de nature à "enchanter" les investisseurs, soit dit en passant.
Un aspect important de cet univers collaboratif qu'est Internet, est que les internautes (individus) alimentent et enrichissent avec leurs contributions, ce que l'on peut considérer comme des "pots communs" (collectifs).
La question qui se pose alors est de savoir quels "droits" ces individus conservent sur les contenus qu'ils déposent ?
Le cas de Wikipedia est intéressant : le contenu de cette encyclopédie est "libre de droits", c'est à dire qu'il n'appartient à personne, puisqu'il appartient à tout le monde : et c'est défini par la loi.
On a ainsi la garantie que l'accès au contenu de l'encyclopédie Wikipedia, restera gratuit.
Note : ce principe est issu à l'origine, des "logiciels libres" : par exemple le système d'exploitation Linux, n'appartient à personne et on peut donc le télécharger, l'utiliser, le copier, le modifier et le redistribuer librement.
Autres évolutions importantes :
Le Web 2.0 a généralisé l'utilisation de "mots-clés" (tags) pour classer, retrouver et parcourir ces contenus.
Ces derniers permettent en effet d'explorer de très grandes quantités de données/informations (par exemple toutes les photos de Flickr), en les filtrant selon des mots-clés choisis.
On appelle cette nouvelle forme de classification des données, qui est effectuée directement et librement par les utilisateurs (c'est à dire : non pas par les concepteurs du système, ou d'autres "experts") : "folksonomie" (folk=les gens).
Cette façon de procéder permet également de visualiser des relations entre personnes : je peux demander sur tel ou tel site, qui d'autre utilise tel ou tel "mot-clé".
Pour se tenir au courant des ajouts et des modifications effectués sur les sites, on utilise de plus en plus les flux RSS : cf cette vidéo.
Ils permettent de s'abonner aux nouveautés des sites web, sans devoir s'inscrire et laisser une adresse e-mail.
L'aspect social du web revient à considérer les mises en relation de personnes, notamment en fonction de leurs centres d'intérêts communs.
Des services spécialisés s'en chargent : ce sont les "réseaux sociaux" tels que Facebook, Myspace, etc.
Ces réseaux permettent de mieux connaître les personnes avec qui on est en contact, en consultant leur "profil", voire de rencontrer de nouvelles personnes, avec qui on pourra décider de faire des choses ensemble.
Pour parcourir les "profils" des usagers d'un réseau social, on utilise souvent le même principe de navigation que par mots-clés décrit ci-dessus (par exemple : montrez moi toutes les personnes qui sont allées dans "telle école", ou qui habitent "telle ville", qui "aime le chocolat blanc", etc.).
Et puis bien entendu les blogs, qui permettent de discuter sur des sujets divers, effectuent également une mise en relation des internautes ; on parle d'ailleurs de "blogosphère" pour désigner l'univers des blogs au sein d'Internet.
Le mécanisme des trackbacks permet de faire le lien entre les discussions et d'autres blogs, et donc entre leurs auteurs.
Il serait malhonnête à ce point, de décrire Internet uniquement comme un univers "idyllique" : c'est à dire uniquement motivé par des intentions "nobles".
D'une part parce que comme tout territoire, il est investi par toutes sortes de personnages, pas forcément des plus fréquentables. Mais comme dans la vie de tous les jours, il convient de trouver ses garde-fou : il ne vous viendrait pas à l'idée de prendre le RER à 1h du matin, de raconter votre vie à un inconnu, ou encore de boycotter la médecine.
Sur
Internet c'est tout simplement la même chose : on évite les sites
glauques, on ne raconte pas savie aux inconnus, et on installe un
anti-virus.
Mais attention : il sera tout aussi malhonnête de diaboliser Internet ! Et d'occulter au passage la richesse et l'intérêt de tous ces outils, et de toutes ces nouvelles pratiques !
(par exemple : Wikipedia est disponible dans plus de 250 langues
; jamais on n'a eu un tel accès à du savoir et des connaissances ; cf
également tous les outils pour manipuler l'information, la visualiser
comme avec Wordle ; la possibilité de voir émerger de nouveaux talents
en musique, vidéo, etc.)
C'est à vous de faire le tri : de garder une distance critique.
Notez
enfin que les intentions d'un grand nombre d'acteurs bien identifiés
(Google, Microsoft, Yahoo, etc.), sont avant toute autre chose commerciale. Ce qui n'est pas mal en soi. Mais impose des contraintes.
Donc quand c'est "gratuit" : se demander quel est le "prix" ? Comment ils gagnent leur vie en face ?
Quand vous trouvez de l'information, ou que vous donnez des informations, se demander : "qui" ou "à qui" ; et "pourquoi" ?
Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce dessin humoristique, tout le monde n'ignore pas qui vous êtes sur Internet.
Toutes
vos activités (navigation, chat,
email envoyés et reçus, recherches dans Google...) sont
enregistrées : i) par les fournisseurs d'accès au réseau, comme Free ou
Alice ou Wanadoo ; ii) par les services utilisés : Google, Facebook,
Hotmail, MSN, etc.
Le web a une mémoire infinie : tout ce que publie une personne, même si elle décide ensuite de l'"effacer", est susceptible d'être retrouvé et de ressortir un jour des archives du réseau.
Attention donc à votre vie privée ! Les "réseaux sociaux" vous invite à leur livrer vos goûts et tendances dans tous les domaines (parfois au travers de jeux), parce que leur "modèle économique" (comment il gagne leur vie) fonctionne en exploitant ces centres d'intérêts, pour pouvoir afficher ensuite sur votre page, des publicités qui sont censées vous intéresser (ou vous les envoyer par e-mail).
En
soi ce n'est finalement "rien que" de la publicité ; sauf que ça peut
intéresser également l'Etat, une Police, les assurances, etc. (cf. vos
professeurs pour des détails hisotriques...)
En résumé : garder à l'esprit qu'en recoupant vos date de naissance + nom, cela suffit souvent déjà pour vous identifier dans la vie réelle ; sans compter qu'on donne souvent son adresse.
Il y a des limites qui vont de soi, concernant la façon de se comporter avec les autres. C'est pareil sur Internet.
Mais parfois on peut avoir tendance à l'oublier, du fait qu'il n'y a pas la présence physique des personnes.
Savoir qu'il est en particulier interdit par la loi de :
- causer du tord à quelqu'un en diffusant des informations fausses à son sujet, ou diffamatoires.
- ne pas respecter le "droit à l'image" : votre image vous appartient.
En guise de conclusion : toujours garder un regard critique sur l'information que vous trouvez sur Internet (ainsi que sur les pratiques qui s'y développent).
Notez qu'en matière d'information, c' est vrai pour tous les medias ! La première question à se poser est donc : qui a publié cette information ?
Prenons le cas de Wikipedia : c'est une source très riche, que j'utilise personnellement tous les jours. Mais il ne faut pas oublier que c'est une encyclopédie construite de façon un peu particulière.
C'est à dire que personne ne "garantit" l'exactitude des informations : ce n'est pas "parole d'expert".
Mais cela n'enlève rien à sa valeur potentielle : Wikipedia est un excellent point de départ pour des recherches documentaires !
Garder enfin à l'esprit qu'Internet change vite, très vite. Attitude critique salutaire.